Stupeur et bouleversements

Cher élève d’une certaine classe,

Cela fait maintenant 3 semaines que je ne cesse de me pincer (discrètement après chaque cours) afin de me convaincre que je ne rêve pas. Cette année, tel un petit Nicolas briguant un second mandat, c’est avec confiance et sérénité que je me rends, presque tous les matins, sur mon lieu de travail. Non pas que je sois en présence d’un excellent cru (élèves amoureux des maths et ayant un léger penchant pour les exercices du concours général) mais parce que, pour la première fois peut être, tu es, avec la plupart de tes camarades, prêt à bosser et à fournir des efforts.

Cela s’explique aussi par toutes les recommandations que je t’ai faites en début d’année, les menaces de représailles (retenues mises sur ton temps libre avec option le samedi matin)  et les nombreuses interros que je t’ai données ( j’ai craqué au bout du deuxième rendez-vous) histoire de balayer l’oisiveté de tes vacances et certainement éloigner le spectre des « monstres » que j’avais l’an dernier.

Plus besoin de courir jusqu’à ma salle parce qu’au-delà de 3 minutes d’attente tu allais te planquer en permanence ;  finie la peur panique de te laisser seul dans la salle histoire d’aller faire des photocopies pour revenir dans un sound system avec selfies sur mon bureau ; disparus les demi pochettes Longchamp et les mini sacs Quicksilver !!! J’ignore encore combien de temps ce moment de grâce va durer ; en tant que bon adolescent, un jour arrivera où tu voudras tester mes limites mais en attendant, tel un acarien au Salon de la Moquette, je jubile !!!

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