Opération Cocotier

Cher élève d’une certaine classe,

Après des mois de partenariat très fructueux, je devrais te remercier d’être un aussi bon coach. Tu as su me donner une nouvelle perspective de la maxime « ne jamais rien prendre pour acquis » et raffermi les qualités figurant sur un CV déjà bien chargé. Nos rencontres sont toujours très riches (en émotion) et le score varie en fonction de mon bic rouge.

Tes ressources sont inépuisables ; en cas d’absence, tu n’hésites pas à transmettre tes consignes à tes nombreux adjoints. Dès que tu constates que je suis trop calme, tu intensifies les bavardages pour faire monter la pression. Quand je viens faire cours alors que je suis malade, tu réclames faute en m’intimant de regagner les vestiaires. Tu n’hésites pas à te mettre en danger en balançant un « Pa rété la ! » un jour où je t’ai demandé d’aller au tableau. Bref, tu me fais travailler mon endurance et mon mental comme personne en rajoutant même des cordes à mon arc-balète (tu peux remercier encore la personne qui m’a interdit de te frapper).

Pour cette fin d’année, le dernier objectif que tu m’as fixé, si je ne veux plus voir ta tête, est de finir le programme : soit trois chapitres à faire en trois semaines. Sache que je relève ton défi en sacrifiant quelques arbres sur l’autel de la photocopieuse afin de sauvegarder ma santé psychique. Je m’engage aussi à faire de la confiture avec tes trois malheureuses notes et à broder sur tes exploits et ta participation inactive.

Vu le temps magnifique que nous avons en ce moment et les « quelques » jours fériés du mois de mai, tu penses bien que je n’aurai aucun mal à troquer mon sac de classe pour un sac de plage. Comme dirait Ann-Marie (aucun lien à priori avec la Marine âne qui essaie de venir discrétos aux Antilles), « rien n’est plus propice à la pensée lucide qu’une vue imprenable sur la mer ».

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