Nouvelle route pour une nouvelle vie

Cher élève d’une certaine classe,

A l’heure où l’on annonce partout sur les réseaux sociaux la mort de Monsieur Vakans’ que j’ai cotoyé pendant un mois et demi, je m’apprête à connaître pour cette nouvelle rentrée un grand bouleversement. Je n’ai pas eu le temps de t’y préparer pour cause de nomination tardive mais sache qu’après une dizaine d’années à arpenter les routes plus ou moins sinueuses de la Martinique, je vais enfin goûter au bonheur de bosser à une dizaine de minutes (sans embouteillage) de mon domicile !!!!

Finis les parcours du combattant pour arriver à l’heure le matin, les attentes interminables en salle des profs entre la fin de mes cours et les conseils de classe, mes déjeuners solitaires quand aucun de mes collègues compagnons de casse-croûte n’a cours l’après-midi, les chapé à 17 h ( où je cours plus vite que toi cherchant une place au fond du bus) pour partir avant le chaos de fin de journée.

J’aurais aimé te suivre jusqu’à l’obtention de ton bac, rester un peu plus à discuter de ton avenir ou de tes dernières frasques en salle des profs mais entre rentrer chez moi faire une sieste et m’exciter dans les embouteillages du TCSP le choix est vite fait ! Une fois la nouvelle digérée, je t’encourage à tester ton nouveau prof (yen ki mwen ka soufè !), à découvrir ses nouvelles méthodes de travail et à garder cette tolérance que tu avais pour les maths ; après quelques semaines tu sauras exactement si tu me regrettes ou pas. De toutes les façons, tu as mon mail en cas de besoin et je n’ai aucun doute que tu réussiras ta scolarité.

Même si je vais manquer à certaines personnes, je garde en mémoire deux choses très importantes : nul n’est indispensable dans la fonction publique et les seules personnes qui valent tous les sacrifices du monde sont ma famille. Désormais je suis pour l’augmentation du goût de la vie !

Article lu 45 fois

Face-cussions

réactions

Laisse un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :