Le surnom

Cher élève d’une certaine classe,

Je suis vraiment confuse et désolée pour mon manque de professionnalisme. La confidence que tu nous as faite la semaine dernière sur ton petit surnom m’a quelque peu déstabilisée mais j’avoue qu’après une série éprouvante de tests et devoirs en tout genre, mes nerfs étaient un tantinet à fleur de peau et ma vigilance quasi nulle. Je comprends que tu ais été vexé par mon éclat de rire et je t’excuse presque, d’être parti précipitamment dès que la sonnerie a retenti.

Ce n’est pas souvent que je perds mes moyens et la dernière fois que ça s’est produit, il s’agissait également d’une élection de délégués: lors du dépouillement des votes, un élève a cru bon me déclarer sa flamme sur un bout de papier alors que je lisais à voix haute les réponses. Ce n’est qu’après les demandes insistantes de ses camarades sur le pourquoi de mon silence gêné et la rougeur de mon visage que j’ai balbutié un vague « a voté blanc » et remis le petit papier anonyme dans mon sac.

Il y avait aussi eu une tentative avortée quand un élève avait interrompu mes explications d’un exercice l’air très préoccupé pour me poser la question inquiétante de la provenance de mon jean ; selon lui, c’était un 501 de contrefaçon puisque les coutures arrières n’étaient pas de la bonne couleur ! Je lui avais conseillé de lever ses yeux de mon postérieur et de bien vouloir les visser, désormais, sur le tableau.

 Je te présente mes plus plates excuses et m’engage à défendre ton honneur (si mon sérieux me le permet) la prochaine fois qu’un élève voudra t’appeler Chatounet.

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