constat

Garderie nationale

Cher élève d’une certaine classe,

– As-tu le sentiment que tes parents attendent le moment où tu essaies de te détendre pour te demander de faire la vaisselle, sortir les poubelles ou mettre le linge à sécher ?

– T’arrive-t-il d’éprouver de la jalousie envers ton frangin qui glande à l’université mais pour lequel tes géniteurs ne tarissent pas d’éloges  alors qu’ils n’arrêtent pas d’être sur ton dos en répétant à tout le monde qu’ils ne te voient jamais travailler ?

– T’es-tu déjà senti peu soutenu, écouté, consulté pour prendre des décisions qui affectent ta vie sur le long terme ?

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Parasite

Cher élève d’une certaine classe,

Une fois que les choses reviendront à la normale, tu apprendras au cours de ta vie que la pire torture qu’on peut infliger à un être humain n’est pas la fermeture du Mac Do ou l’absence de moitié pour la Saint-Valentin mais bien le manque de sommeil. C’est apparemment ce mal qui touche une infirmière dont l’opinion sur la fermeture des écoles s’est faite connaître il y a quelques heures sur les réseaux sociaux. Je pensais, en ces temps de confinement, que les humains devaient partager l’espoir, la bienveillance et les ondes positives mais apparemment sa hache de guerre est déterrée.

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Journal d’une dégonflée

Cher élève d’une certaine classe,

Nous sommes vendredi, la rentrée est dans 3 jours et je ne suis pas sereine. Pas par peur de m’infecter les doigts en rédigeant mes cours pour une n-ième classe virtuelle qui comptera 7 élèves sur 28 mais qui me demande une plombe en préparation entre conversion en format PDF, captures d’écran, livres virtuels et organisation sur mon ordinateur. Mais la dernière s’est mal passée avec des INI-tiles( Individus Non Identifiés) qui se sont amusés à m’interpeller par mon prénom et à diffuser des audios de mauvais goût pendant mon cours.

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Le cours des lamentations

Chère élève d’une certaine classe,

Je suis étonnée chaque jour par le nombre de tracas que j’ai à gérer en plus de mon programme, de l’animation de mon cours et du fait que ma matière soit maintenant considérée comme une option ; cela donnera lieu à une pitoyable séance de séduction dont je parlerais dans une autre lettre, mais ce n’est pas ce que je voudrais évoquer aujourd’hui.

Régulièrement, je t’entends geindre dans ma classe et j’ai l’impression de devoir gérer les caprices d’un enfant mal élevé qui, heureusement pour ma santé mentale, n’est pas le mien.

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